Serez-vous candidat aux élections municipales des 15 et 22 mars 2026 ?
J’y songe depuis quelques mois, même si la décision a finalement été facile à prendre : oui, je serai candidat aux prochaines municipales de mars 2026. De nombreux Bandolais m’ont apporté leur soutien et encouragé à poursuivre le travail commencé il y a 12 ans
Ce n’est pas la seule raison ?
Il y en a beaucoup d’autres. D’abord, c’est l’envie de servir les Bandolais et d’être utile. Dans cette période d’incertitude et de tension, les défis qui attendent les communes sont immenses. Je sais pouvoir apporter mon expérience dans la gestion saine d’une commune pour que Bandol traverse cette période sans encombre.
L’époque n’est clairement pas à l’aventure et les profils des candidats déclarés peuvent susciter de sérieux doutes sur leur capacité à gérer la commune.
Une autre raison de cette candidature est le plaisir de conduire une équipe de personnes compétentes connaissant parfaitement Bandol. Enfin, même si beaucoup a déjà été fait, il reste à finir le travail. Nous avons des projets passionnants, certains en cours, d’autres à venir, qui seront utiles aux Bandolais.
Quel bilan faites-vous du mandat qui se termine ?
Il a commencé par la crise Covid qui a retardé certaines actions, les ressources de la ville étant concentrées sur la gestion de la crise.
Comme souvent, les premières années ont été un temps de préparation des projets, pour sécuriser leur financement, obtenir les autorisations, faire les études, dialoguer avec l’Etat. C’est un travail peu visible mais essentiel. Puis vient le temps des travaux : centre de santé, stade des Grands Ponts, parc Deferrari, nouveau cinéma, rénovation d’Octave Maurel, réfection de l’entrée de ville Est, rénovation de la médiathèque, du kiosque à musique etc.. Les projets n’ont pas manqué sur ce mandat.
Je retiens aussi l’excellente santé financière de la commune à l’issue de ce mandat, malgré ce haut niveau d’investissement et un contexte national très défavorable.
En 2020, nous nous étions engagés à ne pas augmenter les taux d’imposition durant le mandat et à rester sous 5 ans de capacité de désendettement. Promesses tenues.
L’endettement de la commune est quant à lui à un niveau historiquement bas : la dette de Bandol n’a jamais été aussi basse au XXIe siècle qu’au 1er janvier 2026. C’est une performance rare à souligner dans le contexte actuel.
Il y a encore des projets en cours ou prêts à démarrer ?
Certains projets ambitieux déjà lancés aboutiront sur le mandat suivant. Je pense en particulier au quartier Deferrari, qui va devenir un lieu de promenade et de détente magnifique.
Notre objectif est simple : améliorer le cadre de vie et le bien-être des Bandolais, tout en s’attachant à préserver le patrimoine de la commune, comme nous l’avons fait avec la rénovation de façades du centre ancien, du kiosque à musique, de l’église etc. Les projets présentés dans notre programme seront dans cette lignée.
Pouvez-vous nous en dire déjà un peu plus sur ce programme ?
L’amélioration de la qualité des espaces publics dans les quartiers passe par verdir la ville de manière conséquente, comme ce qui s’est fait ces dernières années : nous nous engagerons par exemple à planter au moins 1 000 arbres dans les quartiers sur le mandat.
Contrairement à ceux qui fantasment un retour au Bandol d’avant, nous pensons de notre côté au Bandol de demain. Un Bandol plus paysager, un Bandol qui prend mieux en compte les changements climatiques et les nouvelles mobilités, un Bandol en harmonie avec son environnement et qui reste à taille humaine.
Quel sera le nom de votre liste ?
Elle s’appellera Bandol Au Coeur. Ce nom représente en premier lieu notre attachement à Bandol et à ses habitants. On ne fait pas 12 ans de mandat sans aimer profondément les Bandolais.
Il marque aussi le passage d’une “belle endormie” comme je qualifiais Bandol en 2014, à une ville au coeur de son territoire : Bandol rayonne et jouit aujourd’hui d’excellentes relations avec toutes les institutions locales (département, région, préfecture, communes voisines).
En témoigne mon élection comme président de notre communauté d’agglomération Sud Sainte Baume, dont le rôle est devenu majeur pour ses communes membres : c’est la première fois qu’un maire de Bandol la préside en 32 ans d’existence.
Enfin, ce nom est un clin d’œil de mon équipe au fait que je soigne les Bandolais depuis plus de 30 ans comme cardiologue
Quels sont les points forts de cette équipe ?
Elle sera constituée de femmes et d’hommes en qui j’ai confiance, qui se rejoignent dans le souci de protéger et faire rayonner Bandol. Ils sont engagés dans la vie économique et associative de notre commune pour certains depuis plus de 50 ans.
Il y aura beaucoup de figures connues des Bandolais, mais l’équipe sera assez jeune : je ne serais pas étonné que notre liste ait la moyenne d’âge la plus basse.
Est-ce que des élus sortants repartent avec vous ?
Oui : la plupart en position éligible seront des élus sortants. Et cinq adjoints étaient déjà là en 2015.
C’est une chance de pouvoir compter sur une équipe fidèle, compétente et expérimentée : ils connaissent parfaitement les rouages de l’administration communale et les dossiers.
Cela garantit aux Bandolais une équipe opérationnelle dès le premier jour et leur évitera de partir vers d’autres chemins bien plus hasardeux.
Comme on se connaît tous “par coeur”, cela garantit aussi une stabilité municipale sur le mandat à venir. Bandol a longtemps fait parler d’elle pour son instabilité politique et a beaucoup souffert des alliances impossibles et des équipes mal constituées.
Votre liste aura-t-elle une étiquette politique ?
Non, car je ne suis adhérent d’aucun parti.
Je choisis mes colistiers pour leur compétence et pas en fonction de leur couleur politique. Cela dit, ils sont pour la plupart à l’image de la population bandolaise, c’est-à-dire ancrés à droite.
Certains vous accusent d’être un maire macroniste ?
Je n’ai jamais adhéré au parti du président de la République.
Cette étiquette m’a été attribuée par mes adversaires durant la campagne 2020 car nous avions pris sur notre liste la députée de la circonscription, élue à l’époque sur Bandol avec plus de 60% des voix : j’estimais que cela pouvait être un atout politique pour notre commune, en dehors de toute logique partisane. Ma liste n’avait l’investiture d’aucun parti en 2020 non plus.
Comme beaucoup de Français et de Bandolais, j’ai cru en 2017 que la réforme nécessaire de la France allait enfin avoir lieu. Il n’en aura rien été, en particulier sur ce second mandat présidentiel, où tout aura été fait à l’envers. Je suis donc dans le même état que beaucoup d’entre nous : déçu, pour ne pas dire consterné.
Ce contexte national résonne particulièrement à Bandol ?
Oui, car nous avons fait l’inverse de ce qui a été fait au niveau national !
- La dette française explose, alors que celle de Bandol n’a jamais été aussi basse au XXIe siècle.
- Nous avons diminué de 25% le nombre de fonctionnaires communaux depuis 2014 quand il continue de croître au niveau national.
- L’investissement privé et public s’effondre en France quand il n’a jamais été si important à Bandol (Bendor, hôtel île Rousse, projets publics).
- Contrairement à certains politiques qui mènent grand train, mes frais de représentation de maire s’élèvent chaque année à 0 euro par an. J’utilise mon véhicule personnel pour me déplacer dans le cadre de mes fonctions, sans remboursement de ses frais.
- Nous vivons une instabilité politique nationale inédite tandis que Bandol bénéficie depuis 10 ans d’une majorité stable
Qu’est-ce qui vous différencie des autres candidats ?
Je connais forcément bien la gestion communale, ses pièges et ses difficultés. Mais ce n’est pas que la résultante de 12 ans de mandat comme maire.
Avant d’être candidat en 2014, je m’étais formé sérieusement durant 5 ans à la gestion municipale, avec la lecture de nombreux livres sur les finances communales, la réglementation, le statut des fonctionnaires etc. J’avais rédigé 160 articles analysant la gestion de la ville et ses finances, en danger à l’époque.
Par ailleurs, je crois bien connaître les Bandolais. De par mon activité médicale depuis plus de 30 ans bien sûr, mais surtout parce que j’échange tous les jours avec eux, des plus jeunes aux plus âgés, des plus modestes aux plus aisés. Cela me permet de prendre le pouls de leurs attentes et préoccupations.
Vous attendez-vous à une campagne difficile ?
Nous avons un très bon bilan, de beaux projets, une équipe compétente et connue des habitants. Les retours positifs que nous avons au quotidien, encore plus nombreux ces dernières années, renforcent notre détermination.
Cela dit, une élection n’est jamais jouée d’avance, les électeurs auront le dernier mot. Nous sommes donc sereins mais prêts à mener campagne. Je formule le souhait que la campagne se déroule dans le respect des règles et des personnes. Je sais qu’il s’agit d’un voeu pieu, les campagnes électorales ont souvent été agitées à Bandol, mais de notre côté nous nous attacherons à respecter chaque candidat
Un dernier mot pour conclure ?
Je veux dire aux Bandolais que dans le contexte national et international préoccupant des années à venir, l’heure n’est vraiment pas à l’aventure.
S’ils nous font encore l’honneur de nous accorder leur confiance en mars prochain, ils savent qu’ils auront une gestion financière rigoureuse, des taux d’imposition qui ne bougeront pas, une ville qui restera sécurisée, et dont l’offre de santé et le cadre de vie progresseront